En quittant la Nouvelle-Calédonie après trois mois, mon copain et mois n’avions plus beaucoup d’argent, mais nous n’étions pas prêts à rentrer au Québec. Tandis que nous étions à côté, nous avons décidé de visiter la Nouvelle-Zélande, d’autant plus que notre billet de retour passait par là de toute manière. Bien que, comme sur toutes les îles, le coût de la vie au pays des kiwis n’est pas le plus bas au monde, nous avons réussi à voyager avec un budget considérablement petit et je vais vous donner des conseils pour y arriver.

Sur la route, entre Coromandel et Thames

Sur la route, entre Coromandel et Thames

Faire des choix

Tout d’abord, avec un petit budget, vous aurez probablement une durée de voyage déterminée. La nôtre était limitée à deux semaines. En deux semaines, pour bien profiter de la destination, nous avons fait le choix de ne visiter que l’île du Nord, étant donné que notre vol à partir de la Nouvelle-Calédonie arrivait à Auckland. Sinon, il aurait encore fallu débourser pour un vol interne en direction de Queenstown, ou bien perdre du temps et de l’argent pour s’y rendre par voie terrestre. Ainsi, pour bien rentabiliser votre budget, ciblez la zone que vous souhaitez visiter par rapport à la durée de votre séjour.

Avoir un itinéraire

Il y a deux types de road trip : le premier, c’est d’aller là où le vent nous mène, sans trop nous soucier de ce qui arrivera, et le deuxième, c’est le road trip organisé. Ce dernier est le plus adapté pour un voyage à petit budget. En effet, avoir un itinéraire défini permet d’abord d’avoir un aperçu du déboursé qu’il faudra faire pour l’essence. Je vous invite d’ailleurs à vérifier le prix de l’essence de votre destination, avant de partir. En Nouvelle-Zélande, c’est une dépense considérable! À ce sujet, vous pouvez télécharger l’application mobile Gaspy. Celle-ci vous indique les stations-service les plus près de vous et avec le plus bas prix sur l’essence. Toutefois, il faut être connecté à Internet pour que ça fonctionne.

Outre cela, l’itinéraire permet de faire quelques recherches sur les lieux d’hébergement (ou les stationnements autorisés, en ce qui nous concerne ici) et sur les activités à destination, ce qui facilite aussi l’établissement du budget et/ou le respect de celui-ci.

Je tiens à préciser que le road trip organisé n’est pas moins amusant, même qu’il peut éviter du stress inutile (avis aux lecteurs/voyageurs plus anxieux ici présents; vous n’êtes pas seuls). Par ailleurs, le fait que l’itinéraire soit établi ne veut pas dire qu’on ne peut pas en déroger.

Se limiter

Je sais, «se limiter», ça ne sonne pas très glamour quand on est en vacances, mais c’est un mince sacrifice à faire pour se permettre de découvrir le monde. Avant même d’arriver en Nouvelle-Zélande, j’avais donc planifié un budget hébergement, un budget repas, puis un budget activités. Je vous le confesse: nous n’avons pas tout respecté, mais au moins, nous sommes partis avec une base et ça m’a permis de mieux contrôler les dépenses, surtout vers la fin, en voyant que nous avions dépassé les bornes à certains niveaux. Ça aurait été possible de ne pas dépasser, sauf que nous sommes nous…

Tout ça pour dire qu’en faisant des choix précis, comme celui de se faire des épiceries de sachets de pâtes, de cannes de thon et de noix en vrac, plutôt que d’aller manger au restaurant, c’est possible de dépenser peu. Par exemple, une vingtaine de dollars par jour pour nourrir un couple, c’est très raisonnable en Nouvelle-Zélande.

Choisir son véhicule

C’est sur Share A Camper que j’ai choisi de louer un campervan. J’en avais trouvé un à 52$ NZD par jour, un très bon prix. Il n’était pas «self-contained», alors que la plupart des sites gratuits (!) autorisés pour le « overnight camping » sont pour les véhicules autonomes seulement, mais nous n’avons pas eu de problème avec ça. Share A Camper, c’est un peu comme le AirBnb des campervan : il n’y a pas de garantie, avant de voir le véhicule, que ce soit comme tu pensais que ce le serait en voyant seulement les photos. Bref, on a eu quelques mauvaises surprises, comme la consommation d’essence beaucoup trop élevée et… une panne. Carrément, vers la fin du road trip, le radiateur a surchauffé et le véhicule était déclaré « non réparable ». On a trouvé une solution et tout s’est bien terminé, mais si je peux vous donner un conseil à ce sujet, c’est que ça vaut probablement la peine de payer un peu plus cher votre location au départ, mais d’avoir une certaine garantie de fiabilité (et une consommation d’essence normale).

PS : Si vous avez un équipement de camping et que ça ne vous dérange pas d’apporter le tout en voyage, regardez donc les tarifs pour louer un VUS à la place d’un campervan tout équipé; c’est ce que nous avions fait en Islande, puis c’est aussi ce que nous avons fait après notre histoire de panne en NZ et « ça fait la job » comme on dit!

Dormir sur la route permet d'avoir une vue exceptionnelle au réveil.

Dormir sur la route permet d’avoir une vue exceptionnelle au réveil.

Cibler un maximum d’activités gratuites ou peu dispendieuses

En voyageant avec un petit budget, nous avons évidemment dû nous limiter sur les activités payantes, mais, heureusement, la Nouvelle-Zélande propose quand même plusieurs activités gratuites. Pour les autres, je vous suggère de vous procurer le magazine Arrival, disponible gratuitement à l’aéroport. En plus de constituer un guide touristique, il est rempli de coupons-rabais. On aime ça!

Pour lire la suite de cet article et mes recommandations « testées et approuvées » d’activités gratuites sur l’île du Nord en Nouvelle-Zélande, restez à l’affût. La deuxième partie sera publiée un peu plus tard.

Un autre magnifique réveil au bord de Piha Beach

Un autre magnifique réveil au bord de Piha Beach

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