En août dernier, on annonçait que la compagnie Icelandair allait desservir Montréal à compter de mai 2016. Quelques semaines plus tard, j’étais au bureau et je recevais un courriel de Yulair; il y avait justement une alerte de prix pour l’Islande. J’ai appelé mon copain et j’ai dit:

«Salut, est-ce qu’on part en Islande?
-Eeee, oui, ok. Attends, quand ça?
-À la fin du mois de mai. Je book live!
-Okay!»

Et voilà. On savait qu’on s’envolait pour l’île des Vikings le 28 mai. On avait nos billets d’avion, mais aucune connaissance de la destination. Je me suis donc mise à lire beaucoup au sujet de l’Islande, sur Internet et dans les guides de voyage. J’ai d’ailleurs acheté le Lonely Planet et je vous le recommande. Sinon, j’ai principalement lu des blogues de voyageurs qui avaient déjà visité l’endroit. Coup de cœur pour le blogue Carnets de traverse : j’ai beaucoup appris en lisant leurs aventures.

Ce n’était pas la première fois que j’organisais moi-même un voyage, seulement, l’Islande me paraissait comme un vaste terrain intimidant et inconnu.

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Après avoir fait des recherches, j’ai pu créer une liste des lieux à visiter et des activités à faire. On a vite réalisé qu’il serait préférable de louer une voiture afin que l’on soit plus autonomes dans nos déplacements. C’était donc l’étape #1 : Louer une voiture à prix «abordable». J’écris abordable entre guillemets parce que la vie coûte cher en Islande. Donc, ne vous attendez pas à avoir d’excellents prix. Après avoir vérifié sur plusieurs sites, j’ai réservé un Hyundai Tucson 2008 via le site de Guide to Iceland. C’était, à mon avis, un bon rapport qualité/prix. On a choisi de louer un véhicule 4×4 puisqu’on prévoyait s’aventurer en dehors de la Route 1. C’est la route principale d’Islande, elle fait le tour de l’île. Il y a d’autres routes importantes, mais il y en a aussi plusieurs qui ne sont pas adaptées aux petits véhicules, dont les F-Road, sur lesquelles il est obligatoire de circuler en 4×4. Ces routes sont d’ailleurs fermées à la circulation l’hiver et la date d’ouverture varie d’année en année selon les conditions. Informez-vous si vous avez l’intention d’y aller en dehors de la saison estivale. Nous avons justement dû renoncer à faire le trek de Landmannalaugar, car les routes pour s’y rendre ne seront pas encore ouvertes lors de notre séjour. Pour être bien au courant, je vous suggère ce site. Comme on ne pouvait pas faire ce trekking de plusieurs jours et tant qu’à avoir un véhicule, on a décidé de faire le tour de l’île. Pendant 12 jours, nous visiterons plus de 16 endroits différents – villes, villages, parcs nationaux – et parcourrons plus de 1790 kilomètres (merci Google Map!).

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Étape #2 : Créer l’itinéraire. Ça m’a pris différents tests afin de m’assurer que la distance parcourue chaque jour était «raisonnable». Mission accomplie, pour un jeune couple qui n’a pas peur de passer beaucoup de temps dans le véhicule et qui profitera de la route pour contempler le paysage. Toutefois, on a décidé de passer quatre nuits aux alentours de la capitale, Reykjavik : deux nuits en arrivant et deux avant de repartir. C’est en partie ce pour quoi on aura souvent des 5hrs de route à faire dans une même journée, mais on voit notre voyage en Islande comme un roadtrip alors c’est super! Bref, pour créer l’itinéraire, je me suis assurée qu’on avait du temps pour faire les activités qui nous tenaient le plus à cœur, comme l’incontournable et touristique Blue Lagoon, du kayak à Seydisfjördur, une plongée sous-marine pour mon copain et du snorkelling pour moi, dans la faille de Silfra à Thingvellir. J’aime avoir un minimum de planification, tout en gardant certaines plages horaires libres, mais je dois avouer que dans le cadre d’un voyage comme celui-là, les temps libres seront plus rares.

Étape #3: Choisir l’hébergement. Je dois vous préciser que notre voiture ne servira pas que de moyen de transport, mais aussi de lieu d’hébergement pour quelques-unes de nos nuitées. Notre Hyundai Tucson sera bien assez grand pour nous permettre d’y dormir et, en Islande, il est toléré de se stationner la nuit, à distance des maisons, en ne quittant pas les routes et stationnements. On ne peut pas se cacher non plus que l’hébergement y coûte plutôt cher, comme tout le reste, surtout si vous y allez en haute saison. Le camping est une belle alternative. Pour notre part, on passera deux nuits en camping au Parc national de Snaefellsjökull. Le parc ne dispose pas de terrains officiels, mais il permet aux backpakers d’y passer une nuit. On ne passera pas les deux nuits au même endroit, puisqu’on fera du hiking pendant ces deux journées. Notez d’ailleurs que les Parcs nationaux d’Islande ne chargent aucun frais d’entrée, ce qui est très bien pour le budget d’un voyageur. Pour en revenir à l’hébergement, on passera nos quatre nuits près de la capitale à Hafnarfjörður, dans une chambre privée avec accès à toute la maison, charmant endroit trouvé sur Airbnb pour un total de 410$ CAD. Au nord, à Akureyri, après trois nuits dans le véhicule et avant nos deux journées de hiking, on s’est dit qu’une nuit de sommeil dans un vrai lit ne ferait pas de tord. On a donc réservé à l’auberge de jeunesse Akureyri Backpackers, dans un dortoir à six lits, petit-déjeuner inclu, pour la somme de 12 640 ISK (environ 130$ CAD).

Étape #4: Planifier les bagages. On prévoit voyager le plus léger possible, tout en apportant le nécessaire pour faire face aux possibles intempéries (c’est l’Islande, après tout) et pouvoir dormir en «caravaning» sans devoir louer tout l’équipement. On a décidé d’apporter les sacs de couchage, la tente et quelques éléments de camping de base. On louera le reste, comme une glacière, juste ici. Il s’agit d’un couple de Français qui ont emménagé en Islande et qui ont ouvert cette super boutique permettant aux randonneurs et campeurs de louer du matériel à un coût bien raisonnable (attention: les prix sont en euros). Cela permet de voyager plus léger dans l’avion et de ne manquer de rien sur place! On aura donc une valise enregistrée pour la tente et les trucs de camping, puis chacun un packsac pour nos vêtements et items personnels. On apportera le minimum de vêtements possible et on fera du lavage à mi-chemin, au Akureyri Backpackers. Pour les bagages, je vous suggère vraiment de faire une liste à l’avance afin d’être certain de ne rien oublier et d’acheter les éléments qui vous manquent. Mon copain et moi sommes justement allés chez MEC la semaine dernière pour faire quelques achats:

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Étape #5: Et la pyramide de Maslow? Certains se demandent peut-être comment on prévoit combler nos besoins physiologiques de base. Premièrement, on apportera dans la valise un peu de nourriture déshydratée (rationpack) pour économiser des sous là-bas, car naturellement, la nourriture aussi coûte très cher. On apportera aussi notre petit brûleur de camping et on louera un ensemble de cuisine chez nos cousins français. Niveau gastronomie et gourmandise, vraiment un besoin physiologique de base pour moi(!), on prévoit goûter aux plats typiques de l’Islande à Reykjavik: requin (hákarl) et poisson séché (Harðfiskur), steak de baleine, soupe d’agneau. On s’est aussi gâtés pour notre dernier soir: on a réservé une table au Fjörugarðurinn, un restaurant viking. Le menu 4 services inclut un shooter de Brennivín (alcool islandais dont le nom signifie «mort noire») ainsi qu’un bock de bière. Ça va être PARFAIT! Ensuite, un autre besoin de base, c’est de se laver. Comme on passera quelques nuits dans la voiture ou en camping, on profitera des douches des piscines et des bains thermaux, ou encore des terrains de camping. Il suffit d’aller à l’accueil et leur demander d’emprunter la douche. Il paraît que les Islandais sont très accueillants. (PS: Le lien précédant ne répertorie pas que les piscines et les bains, mais aussi les stations-services N1 : bien utile!) On apportera aussi des petites lingettes nettoyantes, au cas où… Finalement, pour ce qui est des «petits besoins» comme on dit, on verra ça rendu là.

Étape #6: PATIENTER. Le plus pénible et ce que je déteste par-dessus tout lorsque j’organise mes voyages: l’attente. On part dans moins d’un mois et je commence vraiment à avoir hâte. Notre itinéraire est complété, les activités, la voiture et l’hébergement sont réservés, puis la liste des bagages est presque terminée. J’ai tellement hâte de découvrir cette île mythique. Ce sera différent de tous les voyages que j’ai faits auparavant. Si vous avez envie de suivre nos aventures, je vous invite à suivre ma nouvelle page Facebook: La Nomade Sédentaire. Je vous y partagerai plus d’info sur la préparation du voyage et je communiquerai avec vous pendant que je serai là-bas. N’hésitez pas à me poser vos questions!

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Seljalandsfoss

Source photos: Pixabay