Pourquoi et comment découvrir la Bulgarie?

L’été dernier, mon copain et moi avions envie d’un voyage qui soit facile, mais tout de même un peu dépaysant; abordable, mais aussi confortable;  et qui serait d’une durée de deux semaines. On cherchait également à faire un peu de randonnée, de la plage et idéalement découvrir une ou deux villes où l’on pourrait bien boire et bien manger. Après quelques vendredis soirs à parcourir des sites de voyages, on a finalement arrêté notre choix sur la Bulgarie. Et quel excellent choix! Voici pourquoi.

Sofia

Dès notre arrivée à l’aéroport, en prenant le métro vers le centre de Sofia, on se sent ailleurs. L’architecture, plutôt carrée, a une personnalité fort différente de celle de la France ou de l’Italie par exemple. On se sent dans les Balkans et j’ai plusieurs flashs qui me ramènent en Bosnie Herzégovine ou en Serbie où j’étais allée il y a une dizaine d’années. Les hommes sont musclés et ont la tête rasée, le peuple en général est très blanc (toujours étonnant pour une fille de Montréal!) et les panneaux en cyrillique me dépaysent juste assez, comme je le souhaitais.

Pour m’immerger à fond dans le pays dès mon arrivée, j’ai privilégié un logement Airbnb. J’adore loger dans des édifices habités par des locaux et rencontrer quelqu’un qui personnalisera mon expérience. Puis, je passe cette première journée à parcourir Sofia à pied, de l’emblématique cathédrale Aleksandar Nevski jusqu’au marché des femmes, en passant par les ruines de Serdika. En soirée, c’est la grande rue piétonnière Vitosha qui m’attire, mais celle-ci étant beaucoup trop animée pour une première soirée où le décalage se fait sentir, je trouve finalement refuge dans le paisible jardin du Craft bistro & wine bar. Je voulais bien manger et bien boire, je suis servie!

Blagoevgrad

Le lendemain, je mets le cap sur Blagoevgrad, à seulement deux heures de Sofia en autobus. C’est une ville qui est loin de faire partie de tous les itinéraires, mais c’est aussi ce que je recherche et j’avais lu qu’elle pouvait être un bon point de départ pour visiter différents attraits de la région. Je comparerais Blagoevgrad à Sherbrooke. En effet, c’est une petite ville étudiante agréable, traversée par une jolie rivière et entourée de magnifiques montagnes. D’ailleurs, j’y ai opté pour un logement en hauteur, avec balcon, et c’était tout avisé pour de spectaculaires apéros à goûter les vins locaux.

La vue de mon balcon à l’heure de l’apéro!

De Blagoevgrad, il y a une journée où je me suis dirigée vers le monastère de Rila, en prenant d’abord un autobus vers Rila, jolie bourgade où il vaut la peine de se balader une heure ou deux, puis un taxi vers le monastère qui se trouve à une vingtaine de kilomètres. Il y a aussi quelques autobus vers le monastère, moins chers,  à 7:40, 12:40 et 15:50, qui reviennent à Rila à 9:30, 15:00 et 17:00. Quoique très touristique, le monastère vaut le détour. N’oubliez pas d’apporter un chandail chaud, parce que même en plein été, c’est très frais dans les montagnes où il se trouve. Et oui, qui dit montagne dit rando! Il y a de belles pistes à découvrir aux environs du monastère, alors n’hésitez pas à partir tôt et bien chaussé.

L’emblématique monastère de Rila

Lors de ma deuxième journée à Blagoevgrad, j’ai décidé de pousser mon exploration vers le sud du pays en espérant ne pas avoir aussi froid que la veille! D’abord, j’ai pris le train jusqu’à Damyanitsa puis un taxi jusqu’à Rozhen où il y a un joli monastère qui sert aussi de point de départ à une courte mais magnifique randonnée jusqu’à Melnik. Ce dernier est un village de moins de 400 habitants et composé d’une centaine de bâtiments historiques construits au pied d’une impressionnante formation rocheuse. Un endroit idéal où flâner quelques heures, avant ou après la visite du musée du vin, avec dégustation bien entendu! Il est également possible d’y dormir, mais pour ma part je suis retournée à Blagoevgrad la journée-même.

Plovdiv

C’est une fois de plus en autobus que je me suis rendue à Plovdiv, deuxième plus grande ville de la Bulgarie et une des plus vieilles villes d’Europe, antérieure à Rome et Athènes. D’ailleurs, ses vieux quartiers historiques et son amphithéâtre romain en témoignent. Du haut de la colline Nebet Tepe, on peut marcher à travers des fondations de l’ancienne ville qui témoignent de plus de 6000 ans d’histoire et avoir un point de vue incomparable sur Plovdiv et ses collines.

Les collines de Plovdiv

En plus d’être une ville historique, c’en est une à l’atmosphère jeune et festive, particulièrement autour de la petite rue Hristo Dyukmedzhiev où les galeries et brasseries artisanales abondent. D’ailleurs, 2019 est l’année où Plovdiv est consacrée Capitale européenne de la culture, une première en Bulgarie. Pour l’occasion, plus de 300 projets culturels et festivals sont prévus à Plovdiv et sa région. Le centre de la ville étant piétonnier, rempli de terrasses agréables et d’ateliers d’artistes originaux, je suis certaine que l’ambiance y sera mémorable. C’est donc un passage obligé en Bulgarie.

Plovdiv

Veliko Ternovo

Pour me rendre à Veliko Ternovo, j’ai opté pour le train. Ce n’est pas plus rapide que l’autobus, mais j’aime bien ce mode de transport et le privilégie lorsque possible. La gare de Veliko Ternovo est à une bonne trentaine de minutes du centre historique, mais les points de vue en chemin méritent que l’on parcourt le trajet à pied. La ville est construite à flanc de montagne et tout en haut trône la sublime forteresse de Tsavaret qui date du 5e siècle. Pour agrémenter notre séjour au maximum, mon copain et moi avions décidé de nous arrêter dans un hôtel boutique, l’hôtel Studio, muni d’une belle terrasse avec vue sur les remparts. Nous n’avons pas regretté notre choix, puisque nous avons également profité de la terrasse pour découvrir des vins bulgares (encore!) recommandés par d’agréables conseillers de la boutique Wine Expert.

Veliko Ternovo est une ville modeste de 80 000 habitants. C’est donc un endroit qui se visite facilement en une journée, mais si vous restez un peu plus longtemps, vous pourrez en profiter pour explorer de petits villages aux alentours tel Arbanasi, facilement accessible à pied. De plus, le cadre est agréable pour s’éterniser dans de bons restaurants tel le Shtastliveca où je suis retournée plus d’une fois, bien que je préfère normalement essayer différents endroits. D’ailleurs, les restaurants sont très abordables partout en Bulgarie. Pour très bien manger, à deux, cela nous coûtait normalement 25$, vin inclus. À Montréal, un repas équivalent nous aurait probablement coûté plus de 60$, voire même 75$. Je ne me suis donc pas trop privée de ce côté. Après tout, j’étais en vacances!

Vue de la terrasse de l’hôtel Studio

La plage en Bulgarie

Lorsque possible, j’aime bien terminer mes voyages au bord de la mer, ne serait-ce que pour manger du poisson frais et contempler l’horizon. La Bulgarie bordant la mer Noire, plusieurs endroits sont propices au farniente en bord de mer. Pour ma part, j’ai opté pour Sozopol et Burgas. D’abord, j’avais lu de Sozopol que c’était « un village agréable et pittoresque, situé sur le littoral de la mer Noire, où les artistes se rassemblent et viennent trouver l’inspiration. » Toutefois, en plein mois de juillet, j’y ai plutôt trouvé un endroit pris d’assaut par les Ukrainiens, Russes et Roumains venus passer des vacances entre amis ou en famille. Ce n’est pas désagréable, mais vu la petitesse de la ville, je me sentais quelque peu étouffée, disons comme dans le Vieux-Montréal un beau samedi d’été.

Sozopol

J’ai donc préféré Burgas qui est certes moins photogénique, mais où l’on peut facilement se retrouver seul sur sa plage de plusieurs kilomètres. De plus, Burgas reçoit probablement le même nombre de visiteurs que Sozopol, mais ceux-ci sont beaucoup plus dilués aux quatre coins de la ville. Le soir, sa grande avenue piétonne, Hristo Botev, s’anime et est l’endroit parfait où trouver une agréable terrasse. Comme Burgas est un centre de transport important, c’est un lieu idéal où se poser et passer quelques jours à rayonner dans les alentours. Puis, de nombreux vols internationaux partent de l’aéroport de Burgas, ce qui en fait un endroit tout désigné pour terminer votre voyage en beauté.

La mer Noire vue de Sozopol

Déplacements faciles et peu coûteux, paysages variés, architecture fascinante, vins locaux à découvrir, restaurants abordables et dépaysement garanti sont toutes des caractéristiques appréciées des voyageurs que vous allez retrouver en Bulgarie. Alors n’hésitez plus!

Article rédigé par Julie Bergeron

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