Vivre en van est un cheminement tant psychologique que physique. Psychologique dans le sens où cette décision résulte d’une succession de choix et d’une prise de décision ultime pour un changement de vie certain. Physique dans la mesure où il est nécessaire de se déposséder d’un grand nombre d’objets, de se désencombrer afin de renouer avec une vie plus simple.

Le désencombrement

De façon très pragmatique, le fait de vivre en van appelle indiscutablement à faire le tri. Lorsque l’on passe d’une vie sédentaire, se composant d’un appartement (ou d’une maison), d’une voiture et de tout un tas d’objets du quotidien plus volumineux les uns que les autres, à une vie nomade, il est bien impossible de conserver tous ses biens. Cela passe donc par la vente d’un grand nombre de ses possessions afin de ne garder que l’essentiel. Un premier tri se fait donc dans l’appartement/la maison et c’est souvent une étape essentielle au cheminement psychologique. Se désencombrer physiquement permet à l’esprit de faire le vide.

Une fois ce premier tri effectué, un deuxième s’opère pour ne conserver que ce qu’il y aura dans le van. Qu’a-ton réellement besoin pour cette nouvelle vie de nomade ? Nul question d’une machine à laver ou d’un lave-vaisselle. À chacun d’évaluer ses besoins sans les surestimer.

Apprendre à vivre plus simplement

Le désencombrement effectué, l’appartement rendu et le van rangé, cette nouvelle vie nomade peut débuter. C’est alors que l’on se retrouve à vivre de la manière la plus simple. Les besoins se réduisent considérablement et nos interrogations changent. Où allons-nous dormir cette nuit ? Dans quel endroit allons-nous nous doucher ? Où allons-nous trouver de l’eau ? Ces questionnements si simples que l’on ne retrouve pas dans une vie sédentaire classique. Vivre en van ramène donc aux basiques. Manger, dormir, se laver et faire ses besoins. Ce sont des questions cruciales auxquelles nous devons répondre chaque jour de manière différente.

Vivre en van ramène aux basiques.

Feu de camps Soca

Et c’est souvent au plus proche de la nature que l’on trouve nos réponses. Dormir à l’aurée d’un bois, sur le bord d’un lac, à flanc de falaises, c’est bel et bien la nature elle-même qui est la moins hostile à nous accueillir. Nous empruntons l’eau des lacs et des rivières, trouvons de l’intimité au coeur de la forêt, ramassons du bois pour faire le feu. Nous sommes au quotidien près d’elle.

Vivre en harmonie avec la nature.

Cette simplicité de vie induit également de limiter nos consommations. Nous n’avons que peu d’eau, de gaz et d’électricité. Ce sont des biens précieux dont nous prenons soin. La consommation se limite aussi en vêtements ou autres accessoires de beauté. L’espace réduit nous pousse à revoir notre garde-robe et à la réduire considérablement. Encore une fois, nous ne gardons que l’essentiel. Ainsi, nous limitons le gaspillage. C’est à une vie simple que l’on aspire.

Les bienfaits d’une vie minimaliste

Vivre dans un petit espace amène donc à reconsidérer ses besoins réels. Une prise de conscience s’opère sur la consommation, ou plutôt la surconsommation, induite par une vie sédentaire classique. Nous n’avons pas besoin de posséder tant de choses, et vivre en van permet de se débarrasser de ce superflu. Ce questionnement amène à une certaine libération de l’esprit, un esprit moins encombré par ce trop-plein de possessions.

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Ainsi nous pouvons dire que ce mode de vie nomade permet de renouer avec l’essentiel. Une vie simple, un esprit libre et un quotidien au plus proche de la nature. Ce désencombrement amène à une plus grande richesse de l’âme qui ne se nourrit non plus de ce qu’elle possède mais de ce qu’elle vit réellement. Nous avons toujours tendance à surestimer nos besoins. Ils ne sont pourtant que basiques. Cette quête du minimalisme va ainsi de pair avec le besoin de simplicité qu’amène la vie ou le voyage en van.

D’une autre manière, la consommation amène la consommation. Plus l’on possède, plus l’on a envie de posséder. Et plus l’on a peur de perdre ce que l’on a. Cela va à l’inverse de ce que nous pouvons vivre au cours d’une vie nomade et minimaliste. Nous avons peu, et n’avons pas envie de plus. Nous sommes sereins face à ce que l’on possède. De plus, cette vie minimaliste est une manière de prolonger le voyage, nous économisons sur beaucoup d’aspects de la vie quotidienne (factures, shopping, connexion internet entre autres) et cela nous permet d’utiliser nos revenus d’une autre façon.

« Travel is the only thing you buy that makes you richer »

Le minimalisme qu’apporte ce mode de vie nomade nous fait prendre conscience de la valeur des choses et de ce qu’elles nous apportent réellement. Nous n’avons pas tout ce que voudrait nous imposer la société, mais nous avons l’essentiel; la liberté.


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