Quelles leçons devons-nous tirer ? Voyagerons-nous de la même manière ?

Prêts à repartir pour voyage après la crise sanitaire? Même si nous n’avons pas de date butoir et que nous sommes encore dans l’incertitude, notre envie de voyager est belle et bien là. Pourtant quelques questionnements responsables conviennent d’être posés pour repartir sur les routes de façon plus consciente. Quelles leçons devons-nous tirer ? Voyagerons-nous de la même manière ? Serons-nous plus responsables? Voici quelques petites pistes de réflexion pour réapprendre à voyager post COVID-19.

COVID & voyage : l’antagonisme

Pour beaucoup de voyageurs, ce COVID est une frustration. Empêchés de partir explorer le monde, cette crise sanitaire aura mis le secteur du tourisme à (très) rude épreuve. De nombreux pays d’Asie et d’Amérique latine vivant de ce type de ressources se sont vus coupé l’herbe sous le pied d’une façon quelque peu brutale. De nombreux exemples pouvant être cités, les populations souffrent du manque à gagner causé par cette pandémie mondiale.

Même si cette dernière est loin d’être résorbée, notamment avec les deuxième et troisième vagues que sont en train de connaître l’Europe et l’Amérique du Nord, il convient de faire un état des lieux sur le secteur du tourisme et trouver des pistes de solution pour repartir en sécurité et encourager les voyages au sein de pays fragilisés par cette crise sanitaire sans précédent.

#JeNeVoyageraiPlusCommeAvant 

La COVID-19 aura peut-être permis d’envisager le voyage d’une toute autre façon. L’idée est de voyager moins pour voyager mieux, de comprendre et de s’évader d’une façon plus consciente, plus lente, plus ouverte. C’est d’ailleurs avec cette idée qu’est né à l’été dernier le hashtag : #JeNeVoyageraiPlusCommeAvant.

À la réouverture des frontières, le tourisme va reprendre de plus belle, mais cette crise est une façon de revoir notre perception du tourisme est de le « consommer » autrement. C’est également une chance de faire valoir ce que l’on pourrait appeler le « slow travel » c’est-à-dire de voyager moins, mais plus longtemps au même endroit. Ce véritable retour aux sources aurait deux avantages : une meilleure considération de l’environnement et une approche plus ouverte auprès des acteurs locaux (petits restaurants & hôtels tenus par la population locale notamment).

À cette réflexion vient tout de même s’ajouter un important questionnement qui légitimise notre envie de partir : nos choix de voyages sont motivés par une sincère envie et soif de découverte ou parce ce que tout le monde en parle ? Post crise COVID-19, ne serait-il pas plus intéressant de voyager pour satisfaire son insatiable curiosité à l’égard du monde qui nous entoure quitte à prendre plus le temps et voyager plus consciemment ? C’est résolument le défi qui s’offre à nous pour les années à venir…

Astuces pour repartir en voyage après la crise

Comment contribuer en aidant les pays les plus touchés par la crise ?

  • Privilégier les pays les plus défavorisés qui ont eu un gros manque de revenus
  • Essayer d’aller dans les endroits tenus par des locaux pour encourager leur travail
  • Allier voyage et mission humanitaire
  • Participer à des activités associatives locales pour aider les populations dans le besoin (Bali a déjà mis en place de nombreuses initiatives très intéressantes en ce sens par exemple)
  • Voyager moins souvent mais partir plus longtemps
  • Prendre moins l’avion ou à défaut acheter des crédits carbone pour compenser ses émissions à travers des organismes tels que GOOD PLANET

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