C’est presque par hasard que nous nous sommes retrouvés à Séoul, capitale de la Corée du Sud et troisième mégalopole du monde, avec ses 25 millions d’habitants, après Tokyo et Mexico. Je dis « par hasard », mais en fait davantage par obligation, car pour trouver un billet d’avion beaucoup plus économique au départ d’Oulan-Bator pour Tachkent, il fallait passer par Séoul. Alors, quitte à y passer, pourquoi ne pas s’y arrêter ? Rien ne nous presse dans notre tour du monde. C’est donc sans aucune idée sur cette destination que nous y débarquions.

Nous avons découvert une ville en fête puisque nous tombions dans les festivités du Chuseok, la Fête des Récoltes, qui est avec Seol, Jour de l’An, l’une des fêtes coréennes les plus importantes du pays. Tout le monde se retrouve en famille. Il est de tradition, pour notre plus grand bonheur, de porter durant ces jours de célébration le hanbok, habit traditionnel. 

Séoul est en ébullition 24 heures sur 24. Une grouillante et pétillante cité, réputée pour être l’une des villes les plus sécuritaires au monde, où les gratte-ciel futuristes côtoient les maisons typiques coréennes, les hanoks ; où la culture K-Pop ne fait pas ombrage aux chants des temples bouddhistes. Le mariage est parfait entre tradition et modernité. Tout y semble minutieusement organisé à tel point que jamais nous ne nous sommes sentis noyés par le flot de cette marée humaine. Chacun semble savoir exactement où trouver sa place en respectant celle de l’autre. 

Pour se déplacer, nous recommandons le réseau tentaculaire du métro high-tech. Avec ses 10 millions d’usagers quotidiens, il vous transportera d’un bout à l’autre de la ville tout en restant connecté au besoin… car décoder le coréen n’est pas toujours facile. Ici, le wifi gratuit, d’une étonnante rapidité, est presque partout disponible. Pour les petits besoins, bon à savoir, les toilettes du réseau sont toujours impeccables.

Séoul est aussi à vivre et à admirer la nuit, c’est un feu d’artifice, un festival de lumières aux milliards de néons, d’écrans géants et d’enseignes éblouissantes qui l’illuminent. 

Voici donc nos incontournables pour un court séjour à Séoul : 

Le village Bukchon : Nous avons trotté, trotté pour nous rendre dans le pittoresque et très photogénique village traditionnel de Bukchon Hanok. Beaucoup de touristes, mais en y allant en fin de journée, c’est beaucoup plus agréable. Il faut savoir que ce quartier est réellement habité alors il est demandé une grande discrétion, voire même le silence. Si vous voulez vous mettre entièrement dans l’ambiance, il est même possible de louer des hanboks dans de nombreuses boutiques pour touristes. 

Le parc des Marronniers : Le lieu idéal pour flâner et écouter de la K-Pop. Lieu culte de la relève artistique, le quartier offre pour les amateurs de théâtre, de danse et de musique, des spectacles à prix intéressants de nouveaux artistes qui se présentent généralement pour la première fois au public.

Le Ihwa Mural Village : Surnommé le « Petit Montmartre », situé aux abords du mont Naksan, il offre un panorama fantastique sur la ville. Dans ce quartier, 70 ­artistes ont peint les façades et installé des sculptures un peu partout. ­C’est une vraie ­« chasse aux trésors ». Ici, l’art mural se mérite, car comme à Montmartre, ça grimpe sec. Les escaliers sont raides, l’ascension lente, mais permettent de prendre son temps… et ça tombe bien, puisque plein de fresques et peintures ponctuent la montée.

Le DDP (Dongdaemun Design Plaza) : Gigantesque complexe multi-fonctionnel, commercial, culturel, muséal, c’est un vrai laboratoire de création, un lieu branché que les geeks adoreront près de la porte de Dongdaemun. L’architecture est impressionnante. Pour avoir une vue d’ensemble sur le design urbain, n’hésitez pas à monter au dernier étage des nombreux « shopping centers » qui entourent la place. 

Le Palais Gyeongbokgung : Très prisé en cette période festive. Les familles coréennes s’y mêlent aux nombreux touristes. Il s’agit du premier des cinq Grands Palais de Séoul. Construit en 1395, au tout début de l’ère Joseon (1392-1897), il a été la demeure de la famille royale jusque vers la fin du 16ème siècle. D’abord victime d’un incendie, puis détruit par les Japonais durant l’invasion, ce n’est qu’à la fin du siècle dernier que les travaux définitifs de rénovation sont entrepris. Bien que les cinq palais valent la peine d’être visités, celui-ci offre un petit plus : des animations tout au long de la journée. À 10h et 14h, il est possible d’assister à la relève de la garde.

Balade nocturne dans Myeong-Dong : Extrêmement bondé et très animé la nuit tombée avec tous ses néons illuminés et cette bouillonnante cacophonie, il s’agit du coin parfait pour manger sur le pouce et goûter la street food coréenne. Vraiment un autre lieu à ne pas manquer, ça grouille de partout !

Nous nous sommes fait exploser les papilles grâce à la savoureuse cuisine coréenne, en faisant du marché de Namdaemun notre cantine du soir. C’est l’un des plus vieux marchés de la capitale et les Séoulites eux-mêmes vous le désigneront comme un « must-see ». 

Nous y avons dégusté une délicieuse soupe épicée, le Sundubu, des dumplings succulents et concoctés devant nous, le Mung Bean Pancake, la spécialité de Séoul que les locaux aiment manger accompagné d’alcool de riz.

D’autres plats typiques sont également à déguster :

Kimchi : Incontournable puisque servi à chaque repas en accompagnement, ce plat froid est composé de chou fermenté et mariné, assaisonné d’ail et de piment rouge. 

Bibimpbap : Mélange de riz, de légumes, de bœuf émincé, le tout recouvert par un œuf au plat et des graines de sésame.

Barbecue coréen : sur la braise, on fait griller de tendres morceaux de viande de bœuf et de porc. Le tout accompagné de salades et légumes épicés. Excellent ! 

C’est donc sans aucune idée sur cette destination que nous y sommes débarqués, avec maintenant plein de souvenirs que nous la quittons et un petit pincement au coeur de ne pas y être restés plus longtemps. Nous reviendrons…

Article rédigé par Deux Québécois autour du monde

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