Pourquoi visiter la Géorgie et quels sont les incontournables?

Vous rêvez de découvrir une destination hors des sentiers battus et abordable où vous pourrez goûter à la frénésie de la ville, faire des randonnées fabuleuses sans avoir à trimbaler votre équipement de camping, déguster des vins de qualité, vous prélasser doucement au bord de la mer, tout ça en ne perdant pas de journées entières en transport? Et bien la Géorgie est un pays tout indiqué.

Tbilissi

En effet, ce petit pays du Caucase, qui figure dans le top 10 des destinations à visiter en 2018 selon Lonely Planet, mérite totalement une visite. D’entrée de jeu, le point d’accès principal du pays qu’est Tbilissi vous séduira à coup sûr. C’est une ville vivante, assez grande pour y être plongé dans un véritable bain urbain, mais assez petite pour pouvoir la parcourir majoritairement à pied. La forteresse de Narikala domine cette ville qui est aussi traversée par un fleuve émeraude, ce qui lui confère un aspect très photogénique. Ses quartiers sont très éclectiques et les églises orthodoxes, catholiques et grégoriennes arméniennes voisinent les synagogues et les mosquées. De plus, si, comme moi, vous avez la chance de loger au B&B Old Tbilissi, vous serez accueilli par Irakli, un hôte d’exception qui saura vous faire sentir le bienvenu en Géorgie. D’autant plus que le vin qu’il offre gratuitement à tous ses invités nous met vite à l’aise et favorise les rencontres. Puis, la Géorgie étant plutôt méconnue, elle attire des voyageurs aguerris avec qui les échanges sont souvent très riches, ce qui ajoute à l’expérience. Je voyage énormément et cet hôtel accueillant, propre, mais sans prétention, demeure un de mes meilleurs souvenirs d’hébergement.

Kazbegi

Après une journée à explorer Tbilissi, nous  avons rapidement mis le cap sur Kazbegi, à 3 heures de Machroutka (bus local TRÈS confortable). La capitale est une plaque tournante au niveau du transport et les voyageurs sont enclins à y repasser. Donc, il vaut mieux ne pas tout visiter dès son premier passage, quitte à y repasser un jour ou deux à la fin du voyage. Pour ce qui est de Kazbegi, c’est un endroit réputé pour la randonnée, et avec raison. De nombreuses options s’offrent aux voyageurs, de la petite balade d’une heure ou deux à l’ascension du mont Kazbek. Pour notre part, afin d’explorer deux régions différentes, nous avons fait une première randonnée d’une journée à partir de Kazbegi même et une deuxième dans la région de Juta. Mon copain et moi avions simplement demandé à notre maison d’hôte de nous conduire à Juta et de revenir nous chercher 8 heures plus tard, ce qui nous a donné amplement le temps de profiter des montagnes et de boire un café avec vue au Fifth Season Hotel, un lieu absolument magique où nous aurions bien aimé séjourner un jour ou deux.

De la montagne aux vignobles

La Géorgie serait peut-être le berceau de la viticulture et la plus grande partie de ses vins est toujours vinifiée selon la méthode ancestrale. On y trouve une très grande variété de vins orange et les œnophiles, sérieux ou non, seront assurément comblés. Mon copain et moi nous sommes beaucoup amusés à découvrir des noms de cépages complètement nouveaux à nos oreilles tels que Rkatsiteli, Mtsvane ou Saperavi et à noter nos préférences. À la fin de notre voyage, nous commandions en toute confiance et connaissance de cause! La région autour de Telavi est la région vinicole par excellence et de là il est aussi possible d’explorer le joli village de Sighnaghi. Les deux vignobles qui nous ont le plus plu sont ceux de Schuchmaan et de Shumi, assez près l’un de l’autre et facilement accessibles de Telavi.

En continuant notre périple, nous sommes repassés par Tbilissi et y sommes restés une journée afin d’aller visiter le monastère de Davit Gareja. En saison, des bus touristiques partent de Liberty Square quotidiennement, ce qui rend l’excursion très accessible. Le monastère isolé se situe à 70 kilomètres au sud-est de Tbilissi, à la frontière de l’Arménie. Les paysages y sont totalement différents du reste du pays, soit beaucoup plus arides, ce qui rend cette excursion unique.

Randonnée à Mestia

Maintenant, vous l’aurez compris, j’aime marcher. Toutefois, j’aime surtout la variété. J’ai donc adoré le fait de pouvoir faire une foule d’activités avant d’attaquer une autre randonnée. Celle-ci fut dans la région de Mestia, au nord-ouest du pays. Pour s’y rendre, j’avais réservé un vol avec Vanilla Sky. C’est une compagnie privée assez particulière puisqu’il n’est possible de réserver des billets que 30 jours pile avant la date de départ. Puisqu’il n’y a que 17 sièges dans cet avion, les places s’envolent rapidement. J’étais vraiment fière lorsque j’ai réussi à réserver les billets et ce vol était incroyable. L’avion étant petit, il vole à basse altitude et la vue sur les montagnes du Caucase est à couper le souffle, du moins quand le temps est dégagé comme cela a été le cas pour nous. L’atterrissage à Mestia, qui se trouve au cœur d’une région classée au patrimoine mondial de l’Unesco et qui se caractérise par ses centaines de tours de défense, est mémorable.

À Mestia, nous avons pris le temps de visiter un peu la ville et, dès le lendemain matin, nous avons attaqué la randonnée de Mestia à Ushguli. Celle-ci consiste en un trek de 4 jours pendant lequel il est possible de dormir dans les petits villages reculés que sont Zabeshi et Adishi. À mon avis, c’est le genre de randonnée dont rêvent bien des voyageurs. Les paysages de montagnes sont grandioses, il y a suffisamment de monde pour que l’on se sente en sécurité et pour que les pistes soient assez faciles à repérer, mais on ne se sent pas du tout envahi. Bien sûr, ce trek requiert un minimum de forme physique puisque l’on doit marcher de 5 à 7 heures par jour et les dénivelés sont importants, mais le tout demeure très accessible. D’autant plus qu’il est possible de se ravitailler dans les villages où l’on dort alors il est seulement nécessaire de traîner quelques vêtements et un lunch pour la journée. Nous ne sommes pas des randonneurs aguerris et avons facilement parcouru le sentier sans guide autre que l’application Maps.me et l’info retrouvée sur certains blogues. Ces 4 jours dans le Caucase furent un véritable coup de cœur et justifient à eux seuls un passage dans ce pays.

Pour terminer : la mer Noire

Après ce ressourçant séjour au milieu de la nature, nous sommes passés brièvement par Koutaïssi et avons décidé de terminer notre séjour sur la côte de la mer Noire, plus précisément à Batumi. Cette station balnéaire très populaire chez les Géorgiens et les Russes ne répondra pas aux attentes de tous les voyageurs. Toutefois, si, comme moi, l’idée de déambuler sur une promenade de 7 kilomètres construite le long de la mer et d’y observer touristes irakiens, géorgiens, saoudiens ou russes suscite votre curiosité, et bien vous serez comblés. Cette ville est aussi composée d’un joli centre historique et un énorme jardin botanique se trouve à proximité. Je peux imaginer qu’elle soit un peu ennuyante en basse saison, mais en été, ce lieu animé à la longue plage de galets est plutôt agréable.

Bref, la Géorgie est un pays très abordable, où l’on mange une cuisine locale savoureuse et où l’on peut se promener en toute sécurité à tout moment du jour et de la nuit. De plus, les transports sont fréquents et confortables, vous trouverez toujours quelqu’un qui parle anglais et, comme l’eau du robinet est potable, le risque que vous tombiez malade est plutôt faible. Finalement, entre montagnes, villes, vignobles et mer, vous trouverez certainement un itinéraire qui conviendra à vos envies du moment. Allez-y avant que tout le monde ne découvre ce joyau!

Article rédigé par Julie Bergeron

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