Le voyage humanitaire de Delphine

Article partagé en rappel

La préparation

Il y a quelques mois, lassée de ma vie en Belgique et poussée par un besoin de découvrir le monde et de pratiquer mon métier d’infirmière à l’étranger, j’ai décidé de m’envoler vers d’autres horizons. Après avoir trouvé la destination (3 mois à Madagascar) et une association avec laquelle partir, la préparation pouvait enfin commencer. Quoi de plus excitant que d’ouvrir des guides de voyage, faire son backpack et imaginer tout ce qu’on va pouvoir vivre?

L’aventure

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Lorsque le grand jour du départ est arrivé, une fois dans l’avion, j’ai eu ce même sentiment particulier que j’ai à chaque fois que je pars loin pour quelque temps, un savant mélange entre excitation et peur. Je ne savais pas encore ce qui m’attendait, mais j’avais l’intuition que je ne reviendrais pas la même. Et, cette fois-ci plus que jamais, je ne m’étais pas trompée car, ce qui m’attendait, c’était la découverte d’une île remplie de merveilles. Que ce soit la faune, la flore ou même les gens, tout y est unique. Je m’y suis aussi découverte plus forte que jamais, devenant quelqu’un qui a soif d’aventure et qui veut par-dessus tout combattre ses peurs. Marcher sur un pont suspendu au-dessus de 70 mètres de vide alors que j’ai le vertige, faire de la plongée alors que je ne suis pas fan de l’impression d’être confinée, me laver à l’eau froide, vivre à la bougie parce que je n’ai pas d’électricité, voyager pendant des heures en taxi-brousse… tant d’expériences qui forgent le caractère, qui définissent vos limites  et vous donnent l’impression de pouvoir soulever des montagnes. Sans parler de ce que j’ai pu apprendre avec mon métier : faire une campagne de vaccination en brousse, découvrir le travail sur le terrain d’Unicef, donner des soins infirmiers au quotidien dans un quartier, faire des consultations prénatales et médicales. Tout ça grâce aux rencontres magiques que j’ai pu faire durant ce périple.

« Qui a l’habitude de voyager… sait qu’il arrive toujours un moment où il faut partir. » -Paolo Coelho.

Le retour

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Le choc culturel pour moi s’est produit au retour. Rien n’avait changé… sauf moi peut être. Soudain, je revenais dans mes habitudes, dans mon quotidien, dans ma culture et tout y était resté pareil qu’au moment de partir. Mais, j’ai été frappée pour la 1ère fois par certaines choses comme la facilité à se déplacer, etc. J’ai dû alors apprendre à adapter la nouvelle moi à mon ancienne vie. Aujourd’hui, j’ai pris la décision d’essayer de faire du voyage et de l’aide humanitaire une véritable carrière. Je combats le spleen du retour (que certains d’entre vous doivent très très bien connaître) avec de nouveaux projets. Le voyage est devenu pour moi synonyme d’aventure et d’apprentissage. Lorsqu’on part à l’autre bout de la terre pour découvrir le monde, on finit parfois pas se découvrir soi-même.

Article rédigé par Delphine

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