Avez-vous déjà eu cet espèce de « rêve » qui re-pop fréquemment dans votre tête, dans vos discussions avec votre famille, avec vos amis ou avec de purs inconnus et qui, inexorablement, reste toujours là, quelque part dans votre arrière-pensée?

Moi oui en tout cas. Je ne peux pas vous dire exactement depuis quand, je ne peux pas vous dire pourquoi, mais ça m’arrive tout le temps. Je deviens sans domicile fixe. Je remplis mon sac à dos (pas le gros 75 litres par contre. Juste le petit carry on). Après? Je me pousse. Où? Tout simplement à la découverte de notre belle planète. Combien de temps? Un an. La durée qui, à mes yeux, est si symbolique.

Une fois que c’est dit, c’est bien beau le RÊVER, mais dans les faits, qu’est-ce que ça prend pour le VIVRE?

Au moment où on se « jase », le rêve est touchable. Après environ 18 mois de j’y vais tu? j’y vais tu pas? Je vais finalement quitter le Québec pour un an dans moins d’un mois. Le 4 juin à 22h00 pour être plus exact. J’ai pris comme décision de ne pas renouveler mon appartement (de là le choix du mois de juin pour quitter). Je gère mes avoirs en mode win/win avec mon frère et mes voisins qui se partagent mon stock. Comme ça, au lieu d’avoir à organiser une vente ou de dealer avec l’entreposage, on fait des heureux partout. Côté voiture, j’ai bargainé une location gratuite de mon char à une amie au lieu de le laisser baigner dans l’huile pendant mon absence.

Côté job, je suis chanceux. J’ai le droit de quitter sans solde une fois aux 5 ans. Ça adonne justement bien. Ça fait 5 ans que je suis là. J’ai donc pas la dure décision à prendre à l’effet de démissionner pour pouvoir partir, ce que d’autres avant moi ont fait ou vont faire dans un futur plus ou moins éloigné.

En termes de préparation, je suis comme d’habitude. Pas mal à la dernière minute.

Comme c’est mon premier voyage aussi long, je ne vous cacherai pas que je ne savais pas trop quoi planifier anyway ni commencer par où. Voici quand même quelques petits éléments importants à considérer que j’ai eu à faire dans les dernières semaines ou que j’aurai à faire dans les suivantes.

  1. Est-ce que mon passeport sera valide pour la durée totale du trip? Après analyse, pour moi, la réponse était non. Il perdait sa validité après 6 mois de voyage. Donc, après le shooting photo et la paperasse, je devrais officiellement recevoir ma passe de voyage dans la 2e ou la 3e semaine de mai. Comme la madame au bureau de passeport m’a dit que je ne devais pas être quelqu’un de très stressé pour faire ça aussi tard, si possible, regardez ça plus promptement que moi.
  2. Est-ce que j’ai tous mes vaccins? Une des premières questions qui vous sera posée par la secrétaire de la clinique voyage sera la suivante : vous allez où exactement? Difficile de répondre quand on a juste un billet allée simple. Par contre, la planification d’un itinéraire approximatif avant la rencontre avec le médecin rendra vos discussions beaucoup plus efficaces.
  3. J’apporte quoi? Comme j’indiquais, je quitte avec un carry on. Pas de tente, pas de sleeping bag, juste la base. Donc, la liste à construire n’est pas trop longue. Sans tout spécifier, dites-vous qu’à part 4 paires de boxer, un maillot de bain, 1 paire de short, 1 paire de pantalon de randonnée, mon kit « salle de bain », mon kit de snorkeling, mon ordi et ma caméra, je n’aurai pas grand-chose d’autre pour vivre. On s’essaie mode minimaliste.
  4. D’autres trucs importants qui, après lecture de d’autres articles de ce blogue ont déjà été traités, sont à considérer. Par exemple : ne pas oublier de se prendre une assurance, appeler vos cartes de crédit pour les aviser que vous partez longtemps un peu partout (c’est jamais agréable de se retrouver avec une carte bloquée quand on est loin de chez soi), changer d’adresse pour que votre courrier potentiel arrive chez quelqu’un de confiance, etc, etc.

Une fois que ça c’est dit, je l’avoue, il y a différents types de voyageurs. Personnellement, je veux vivre mon voyage comme je l’organise actuellement. Go with the flow comme ils disent. On entend tous parler de l’importance de profiter du moment présent. Je crois sincèrement que de se laisser guider par les différentes rencontres et les envies du moment favorise cela. Je l’ai tenté à Hawaii en septembre 2016 pour un voyage d’un peu moins d’un mois et je ne l’ai aucunement regretté.

Comme j’osais l’indiquer dans le titre du texte, je n’ai qu’un seul plan. Mettre les pieds sur les 5 continents pendant mon année de voyage. C’est peut-être cheesy, mais c’est un bout majeur du rêve qui traînait en arrière de mes pensées depuis un petit bout de temps. Sans m’en apercevoir, c’est la fin d’une relation de couple de longue durée avec une fille vraiment trippante avec qui j’avais fait beaucoup de plans qui a fait en sorte que j’aie le guts de me botter les fesses pour partir.

Personnellement, je crois que c’est normal et sain que de vivre un clash émotif quand on est en mode pré-départ pour un voyage. D’un côté, il y a la hâte du départ qui devient pire à mesure que la date fatidique approche. De l’autre, il y a cette appréhension de laisser ce que l’on connaît (nos amis, notre famille, notre quotidien) de côté pour la durée de notre aventure. Par contre, et c’est là que c’est le fun, un moment donné tu te rends compte que si tu ne le fais pas là, au moment où on dirait que toutes les planètes sont alignées, tu ne le feras peut-être bien jamais. Personnellement, l’auto-argumentation simpliste avec moi-même m’a convaincu. Go je pars.

D’ailleurs, pour ce fameux départ, j’ai de la chance, je l’avoue. Mon frère d’autres parents va partager avec moi les premières six semaines du trip. Vous vous posez peut-être la question « On commence où? ». Capetown, South Africa.

Pour les autres destinations, tout est sur la table. Comme je le disais plus tôt, je vais déambuler autour de la planète au gré des rencontres faites et du feeling que j’aurai à ce moment-là, même si je sais pertinemment que ce sera rough de temps à autres. De toute façon, entre nous autres là, chaque émotion qu’on peut ultimement vivre en voyage, bonne ou moins bonne, fait tripper d’avance parce qu’au fond, comme le dit à peu près si bien un de mes auteurs favoris, et c’est le feeling qui m’habite au moment de rédiger ma conclusion : « La possibilité de vivre son rêve, c’est pas justement ce qui rend la vie intéressante? »

Sur ce, on se tient au courant!

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