Si tu es déjà parti en voyage pour une longue période de temps, tu as assurément ressenti le « blues du retour ». Tu sais, le feeling que tu étais mieux ailleurs qu’à la maison? À ce moment-là, tu n’as qu’une seule envie : repartir. Imaginer le retour à la routine, les tâches, les obligations… tout ça te rend maussade et tu ne fais que penser à ton prochain voyage.

Je me suis longtemps questionnée quant à l’existence de ce sentiment; surtout lorsque je suis revenue de mon voyage de cinq semaines en backpack en Europe. Je crois que j’ai finalement compris.

Le « blues du retour » est une réaction émotionnelle et psychologique face à notre perte de sentiment de liberté. Quand je l’ai compris, je me suis vite mise à chercher combien de temps ce sentiment allait durer puisque je ne pouvais pas m’imaginer vivre comme ça pendant 2 mois!

Étonnamment, j’ai appris qu’il fallait profiter de ce sentiment étrange et l’interpréter comme un cadeau. Je m’explique :

Ressentir le « blues du retour » est signe que tu as profité de chaque instant qui se présentait à toi pendant ton aventure. Tu as réussi à décrocher complètement de tes obligations de la maison afin de te consacrer à temps plein à ta nouvelle liberté. Tu vivais des aventures folles tous les jours parce que sortir de ta zone de confort n’avait jamais été aussi réconfortant. Tu vivais chaque journée au maximum parce qu’être épuisé le soir venu était signe d’une journée réussie. Tu étais constamment confronté à de nouveaux défis et à de nouvelles situations qui ne cessaient de t’émerveiller. S’asseoir et regarder les gens passer était maintenant plus intéressant que ta série préférée sur Netflix, parce que le monde qui t’entourait était tellement différent de celui à la maison. Tu aimais avoir la liberté de manger ce que tu voulais, quand tu le voulais et où tu le voulais. Tu n’avais pas besoin de savoir l’heure, parce que tu avais tout le temps devant toi. Tu t’imprégnais le plus possible de chaque culture en prenant soin d’apprendre quelques mots de ta nouvelle langue d’accueil. Tu prenais plaisir à essayer des nouveaux plats dont tu ne pouvais même pas prononcer le nom. Tu t’amusais à aller là où le vent te menait, parce que se perdre fait partir de l’aventure. En effet, d’après moi, il n’y a aucun sentiment qui égale celui d’être perdu dans une nouvelle ville ou un nouveau pays. Perdre ses repères et trouver des petits trésors cachés en essayant de retrouver son chemin, c’est indescriptible. C’est ça, pour moi, la liberté.

Oui, le retour à la réalité peut être difficile. Mais serait-il possible d’autant apprécier être en voyage si on ne revenait jamais à la maison?

Ressentir le « blues du retour » est signe que tu as réussi à être complètement libre, l’instant d’un voyage. Ce sentiment te rappelle à quel point voyager c’est beau, c’est grand et c’est extraordinaire et l’envie que tu ressens de repartir quand tu viens d’arriver en est la preuve.

Alors, si j’avais seulement un conseil à te donner, ce serait de profiter de ce sentiment et de le prendre comme un cadeau : tu as retrouvé ta liberté.

On repart quand?