On parle souvent de ces voyageurs aguerris ayant parcouru les quatre coins du globe. Ils ont mille et une histoires à raconter, toutes plus intéressantes les unes que les autres. De par leurs expériences, ils ont affronté par moments la faim, la peur, la solitude et bien plus. Mais qu’en est-il d’une personne souhaitant s’initier au mode de vie voyageur ? Lorsqu’on regarde les situations vécues par d’autres, cela peut sembler être une montagne insurmontable que de tout quitter, nous qui sommes habitués au confort de notre mode de vie occidental! Aujourd’hui, je veux parler de mon expérience vécue en préparant mon imminent voyage en Australie.

Après avoir obtenu mon diplôme d’études collégiales, j’ai pris la décision radicale de partir en Australie. Je mets tout de côté, l’école, le travail, mes proches, afin de partir à l’autre bout du monde, sans trop savoir à quoi m’attendre.

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Tout d’abord, j’ai commencé par me faire un budget pour mettre de l’argent de côté. Le gouvernement australien recommande d’avoir l’équivalent de $5000 AUD en argent. En y ajoutant le prix du billet (entre $850 CAD et $1200 CAD pour un aller simple) et le Working Holiday Visa (subclass 417) (environ $430 CAD), cela fait approximativement $6500 CAD à amasser. Pour y parvenir, j’occupe depuis janvier dernier deux emplois et je travaille entre 50h et 65h par semaine. Pour me préparer, j’ai décidé de me concentrer uniquement sur l’essentiel : l’équipement, les documents légaux requis et l’argent à amasser. Je vais également louer une chambre dans un hôtel pour la première nuitée, afin de me reposer après mon vol. Pour tout le reste, je ne planifierai rien, parce que je veux avoir la liberté de le décider sur place. En effet, je n’ai rien prévu par rapport à m’installer à un endroit en particulier, ou encore trouver un emploi. Je souhaite initialement explorer la côte est afin d’y trouver un endroit me convenant pour m’y installer.

Afin de patienter jusqu’à mon départ, je lis d’innombrables blogues en tous genres, traitant du vol en avion, jusqu’aux différentes façons de se loger à l’étranger, en passant par l’équipement requis pour voyager. Je recommande à tous ceux qui planifient leur premier voyage de prendre les moyens nécessaires pour adresser leurs peurs.

Pour moi, n’ayant pas pris l’avion depuis l’âge de 4 ans, ma peur était de passer une trentaine d’heures sur trois vols et me promener dans 4 aéroports différents, sans rien y connaître. Pour y remédier, j’ai démystifié l’avion en lisant beaucoup sur le fonctionnement des aéroports et les différentes procédures lors d’un vol. Aussi, pour me désensibiliser, j’ai regardé plusieurs vidéos de vols sur Youtube. De plus, j’ai réservé une entrée dans un salon privé, pour aller manger, me reposer et prendre une douche durant mon escale de 5h à l’aéroport d’Auckland en Nouvelle-Zélande. Aujourd’hui, je ne crains plus aucunement de prendre l’avion!

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Avec mon départ qui approche de plus en plus à chaque jour qui passe, ce voyage qui n’était qu’un concept hypothétique qui me motivait à aller travailler chaque jour est aujourd’hui devenu très concret et réel, et il me porte à regarder avec une certaine nostalgie ma routine quotidienne qui ne deviendra bientôt qu’un lointain souvenir.

Ces moments où je préférais me reposer pour ma journée du lendemain, je les passe maintenant avec mes amis et ma famille. Il serait faux et absurde de prétendre qu’on ne ressent que des émotions agréables, telles que l’excitation et l’engouement, à l’idée de tout quitter pour un an; il m’arrive aussi parfois de vivre l’incertitude et la tristesse à l’idée de partir. Par contre, je peux affirmer sans l’ombre d’un doute que les émotions positives et le goût du risque prévalent sur les émotions négatives! Pour ce qui est des émotions vécues par mon entourage face à mon départ imminent, cela varie beaucoup d’un individu à l’autre. Certains sont très enthousiastes et même envieux et d’autres démontrent une certaine anxiété par rapport à mes études (mes parents, par exemple).

En terminant, si vous aussi vous désirez partir explorer le monde, je vous encourage fortement à le faire. Comme le disait le cofondateur de Lonely Planet, Tony Wheeler, «All you’ve got to do is decide to go and the hardest part is over». Si vous avez des questions sur les préparatifs pour ce genre de voyage, vous pouvez me contacter par Facebook et il me fera plaisir d’en discuter avec vous !

-William Parenteau

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