Écrire n’est pas évident, on n’ose pas toujours et surtout on ne sait pas par quel bout commencer. Suis-je vraiment prête ? Écrire ce qu’on a vu, pensé ou même ressenti, c’est ouvrir l’une des nombreuses portes qui donnent sur le monde.

Il y a quelques mois maintenant, j’ai réalisé un rêve de petite fille : écrire un livre sur mes voyages, mes aventures, mes souvenirs. Aujourd’hui, un nouveau chapitre commence : celui du partage et de l’échange.

Nous sommes le 16 juillet. L’été bat son plein depuis plusieurs semaines, petits et grands sont en train de sillonner la planète.

Putre, Chili

J’observe ces amis, ces couples, ces familles qui sont impatients de partir en vacances, de découvrir le monde. Certains sont stressés car c’est la première fois qu’ils prennent l’avion, d’autres attristés de quitter leurs proches.

L’aéroport. Cet endroit où il est possible de voyager aux quatre coins du monde en un instant, cet endroit où le rêve est permis. Cet endroit où ces amis, ces couples, ces familles se retrouvent après un temps de séparation. Ils sont heureux. Heureux de se prendre dans les bras, heureux de se revoir. Je vois cette petite fille qui court rejoindre son père, de retour après trois semaines passées aux États-Unis pour son travail. Je vois ce jeune homme, un bouquet de fleurs à la main, embrasser son amie revenue d’une visite chez ses parents en Tunisie. Je vois ce couple attendre avec impatience l’arrivée de ses amis venus passer quelques jours avec eux. C’est cela, la magie de l’aéroport.
J’observe ces gens qui vont et qui viennent dans ce flux incessant.

Et je me souviens. Je me souviens que moi aussi, j’ai souvent été à leur place ; trépignant d’impatience à l’idée de découvrir une nouvelle partie du monde et heureuse de revenir pour raconter mes aventures. Des aventures qui, aujourd’hui, sont couchées sur papier, mais qui demeurent à jamais dans mon cœur. Bien que mon désir de parcourir le monde est définitivement ancré en moi, j’aimerais m’arrêter un instant. À travers ce livre, je souhaitais partager et transmettre mes expériences vécues qui ont façonné la personne que je suis devenue. Ces pages sont également l’occasion de rendre hommage aux personnes, ici et là-bas, que j’ai rencontrées sur ma route et envers qui j’éprouve une profonde reconnaissance.

Quand la route se terminera-t-elle ? Nul ne le sait. Mais je sais quand elle a commencé. Il y a neuf ans déjà. Je n’avais alors que seize ans lorsque j’entrepris mon premier grand voyage. Un voyage qui me marquera à jamais.

Les aventures et mésaventures qui se sont enchaînées durant les autres séjours aux quatre coins du monde m’ont appris à relativiser certaines situations, à grandir malgré mon jeune âge.

Lancez-vous dans cette merveilleuse aventure ! Faites voyager à travers vous, avec vous, vos proches et les milliers de jeunes et moins jeunes voyageurs du monde entier. Cela ne se fera pas sans démoralisation, démotivation et tout autre sentiment, mais le voyage et sa destination sont magiques !

La route n’est pas terminée.

À lire également sur Nomade Magazine :