Pura Vida. Ces mots résonnent à travers tout le Costa Rica mais bien plus que des paroles, c’est tout un mode de vie qui a été adapté.

De San José à Buenos Aires en passant par Las Vegas, partons à la rencontre de deux communautés, l’une paysanne et l’autre indigène, si différentes mais pourtant en harmonie sur un point essentiel : développer le tourisme communautaire afin de lutter contre les effets négatifs du tourisme de masse sur leur environnement ainsi que préserver leur identité locale. Si différentes et si proches à la fois, de part leur géographie, mais également car elles ont toutes les deux le cœur sur la main, simplement.
Au carrefour entre l’océan Pacifique et la frontière avec le Panama, la petite communauté indigène Guaymi de Las Vegas vit par et pour l’immense nature dense et verdoyante qui l’entoure et pour la préservation de leur culture. Dès lors, l’idée de mettre en place un projet de tourisme communautaire est née et se développe petit à petit. Durant quelques jours, vous pourrez vivre au rythme de cette population, découvrir les plantes et les arbres menacés et essentiels à notre planète, et profiter de la plage sauvage de Cana Blanca.

  

Non loin de là, aux portes du parc international de La Amistad, vivent trente-sept femmes. Trente-sept femmes qui, dans la communauté agricole de Biolley, ont décidé il y a quelques années de se constituer en association, Asomobi, afin d’améliorer leur qualité de vie. De la production de café à la visite de cascades naturelles et de randonnées, les activités ne manquent pas et elles sont fières de partager ce qu’elles ont de plus cher.

Ainsi, partir à la rencontre des locaux, c’est s’assurer de revenir bien plus riches que vous ne l’étiez tout en favorisant l’économie locale. De plus, aller vers ces personnes si accueillantes, c’est respecter davantage le milieu dans lequel elles vivent, dans lequel nous vivons tous.

De nombreuses associations sont actives et travaillent en étroite collaboration avec ces communautés afin de faciliter ces rencontres et ces échanges, telles que les Belges, le Mouvement d’Actions à Travers-Monde ou encore Mariposas en el estómago qui se feront un plaisir de vous aider.

Mais il ne faut pas nécessairement passer par des organismes pour oser aller vers l’autre, vers celui qu’on ne connait finalement pas ; prendre les transports locaux (correctement desservis à travers tout le pays) est encore le meilleur moyen de créer une relation presqu’amicale avec les locaux, tout en limitant son impact sur l’environnement en tant que touriste, même si cela prend plus de temps que la voiture.

Vous ne parlez pas espagnol ? Ce n’est pas un souci. L’important est de se faire comprendre, et la population du Costa Rica ne vous jugera pas ; au contraire, elle appréciera l’effort fourni.

Pura Vida. Cette philosophie de vie est tellement prenante dans le pays qu’on n’en vient nous-mêmes à l’adopter également. Soyez tranquilles, il ne sert à rien de se presser. Peu importe le nombre de jours dont vous disposez au Costa Rica, prenez le temps de profiter de tout ce que vous offrent la nature et la population locale. Certes, le Costa Rica regorge de merveilles dans toutes les régions qu’il est tentant de vouloir voir au maximum. En agissant ainsi, d’une part, vous allez à l’encontre de la Pura Vida et, d’autre part, l’une des formes de tourisme dit responsable est le tourisme lent pour jouir de l’instant présent et encore une fois limiter son impact sur l’environnement. Vous n’avez pas eu l’occasion de voir la sublime plage de Manuel Antonio ou la forêt dense de Monteverde ? Ce n’est pas grave non plus. Cela grouille de touristes et vous aurez certainement des expériences davantage enrichissantes et intéressantes ailleurs.

Pura Vida.

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