Absence de touristes en ce temps de pandémie

Chaque année, plusieurs millions de touristes parcourent les rues de la ville de Québec et visitent la région de la Capitale Nationale. Seulement pour l’année 2017, c’est près de 4,7 millions de visiteurs qui ont été accueillis dans la région. Moi-même je n’y échappe pas, je joue régulièrement les touristes dans ma propre ville!

Une journée typique dans le Vieux-Québec à l’été 2018

Et toutes les saisons ont leur charme! L’automne, plusieurs navires de croisières ont fait de Québec un arrêt incontournable. Un week-end typique de l’Action de Grâce peut facilement voir en moyenne le débarquement de 10 000 croisiéristes. L’hiver, la ville s’illumine et se transforme en conte de fée, notamment avec le quartier Petit Champlain, l’hôtel de Glace et le Carnaval de Québec. L’été, ses nombreuses terrasses et ses festivals attirent aussi plusieurs touristes. L’île d’Orléans offre quant à elle un décor enchanteur en pleine nature.

Un quotidien bouleversé

L’année 2020 avait bien débuté. L’organisation du Carnaval de Québec avait dressé en février un bilan très positif de sa 66e édition. L’hôtel de Glace, qui célébrait ses 20 ans cette année, a connu aussi un bel hiver. Il reçoit en moyenne 100,000 visiteurs par saison.

L’hôtel de Glace au Village vacances Valcartier

Comme on le sait tous, notre quotidien fut brusquement bouleversé à la mi-mars. La vie « normale » a pris une toute autre signification et il a fallu s’adapter à la situation rapidement. Notre routine quotidienne s’est vue alors chamboulée complètement. Comme partout ailleurs dans le monde, des milliers de commerces ont du fermer leurs portes et de nombreuses personnes se sont retrouvées sans emploi ou en situation de télétravail (condition que plusieurs n’avaient jamais expérimentée avant d’ailleurs).

Notre routine quotidienne s’est vue alors chamboulée complètement.

À Québec, le secteur touristique représente le deuxième plus important secteur économique. Signe que les citoyens ont respecté en très grande majorité les consignes en temps de pandémie, les rues de Québec ont été désertées. Ce vide inhabituel a quelque chose de déstabilisant. Cette difficile discipline de minimiser nos sorties et de réfléchir à nos véritables priorités est devenue la norme depuis plusieurs semaines.

Un vide très inhabituel dans le Petit-Champlain
La Terrasse Dufferin et le Château Frontenac attendent patiemment le retour des touristes

Cette mise sur pause a eu de nombreuses conséquences négatives, mais malgré tout, j’ai vu apparaître de belles initiatives, de la solidarité, des questionnements nécessaires et de nouveaux comportements positifs. Les gens se tournent beaucoup plus vers l’achat local, se serrent les coudes et on a davantage envie de faire connaître ce qui se fait de beau ici. Plusieurs découvrent le commerce de proximité et je crois sincèrement que c’est une très bonne chose. J’observe un bel élan de solidarité envers nos commerçants locaux. On peut alors se demander si consommer différemment, c’est consommer plus intelligemment?

Voyager autrement

Pour certains, cette année, le voyage prendra une toute autre dimension, car il sera l’occasion de découvrir ce qu’il y a de beau dans notre Belle Province. Notre territoire regorge de magnifiques paysages naturels, parcs nationaux, ainsi qu’une faune et flore très diversifiées. C’est donc l’occasion de les découvrir!

Cette crise sanitaire va sans aucun doute changer plusieurs aspects de notre vie moderne et, comme plusieurs, j’ai espoir que l’après sera encore mieux que l’avant!

Le quartier Petit-Champlain à la tombée du jour, habituellement très achalandé

Dans la ville de Québec, on attend tous patiemment que la situation retrouve une certaine normalité et nous espérons que des gens qui n’avaient jamais eu l’opportunité de venir nous visiter le fassent lorsque ce sera possible. Les belles maisons du Vieux-Québec sont là, immobiles, et attendent dans le silence le retour des regards émerveillés des touristes qui reviendront un jour parcourir ses rues.

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