Depuis toute petite, une partie de ma conscience est dirigée sur les petits gestes à faire pour préserver notre belle et grande planète. Je me suis toujours sentie concernée par la pollution, le gaspillage, le recyclage, le compostage, etc. Maintenant, en voyageant, cette envie de tout faire pour garder vert et en santé le monde dans lequel on vit est encore plus présente. Le fait de voir toutes ces merveilles sur le globe m’incite à vouloir les préserver encore plus et faire en sorte que les générations suivantes pourront elles aussi en profiter. Je crois qu’on a tous notre part de responsabilité dans la préservation de notre planète et, en ce jour de la terre, j’ai envie de vous partager mes trucs et conseils pour rendre notre monde meilleur !

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Envisager le “slow travel”

Chaque fois qu’on parle de voyager vert, il y a quelqu’un pour nous rappeler que l’avion dans lequel on prend place pollue énormément. Vrai. Mais ce qu’on oublie de comparer à ce moment-là, c’est l’emprunte écologique d’une personne qui prend l’avion pour arriver à destination et qui ensuite pratique ce qu’on appelle le slow travel, un voyage où l’on prend le temps de découvrir un pays à un rythme lent qui fait en sorte qu’on priorise tout autre type de transport une fois à destination. Pour chaque voyageur qui se déplace durant des semaines voir des mois à la marche, en bicyclette et en transports en commun, pensez qu’il y a une autre personne quelque part dans le monde qui prend sa voiture matin-midi-soir pour aller au boulot. Je ne nie pas ici le fait que l’avion est un grand polluant, j’encourage seulement les gens à trouver des façons de compenser leur trajet de façon positive et à envisager d’autres types de transport terrestre moins polluants lorsque c’est possible.

Prioriser les transports non-polluants et en commun

Plutôt que de louer une voiture, pourquoi ne pas louer un vélo pour découvrir la ville où vous vous trouvez ? En allant à votre rythme, vous aurez encore plus la chance de découvrir les paysages et décors qui vous entourent. Certaines villes sont d’ailleurs très bien équipées pour vous offrir de belles expériences. Je pense par exemple à Amsterdam (tellement agréable d’y sillonner les petites rues!) ou encore des villes comme Paris qui met à votre disposition des Vélib’ très facile à trouver. Les transports en commun et le hitchhiking (faire du pouce) sont également deux autres façons de se déplacer en réduisant son impact environnemental.

En vélo au Nicaragua !

Encourager les locaux pour faire rouler l’économie locale

En plus de vous faire économiser de l’argent et de rendre vos expériences de voyage encore plus authentiques, encourager les locaux est bon pour l’économie locale du pays ! Pourquoi se tourner vers une grosse chaîne de restauration rapide qui gagne déjà des milliards par année plutôt que d’encourager des familles dans de petits restos locaux ou dans les marchés public ? C’est pas pour ça qu’on voyage, être dépaysé ?

Bien choisir ses tours guidés

Un des enjeux importants dans le monde du voyage : les compagnies qui exploitent les animaux ou encore qui sont loin d’avoir des pratiques écologiques. Renseignez-vous toujours avant de booker un tour ou une activité et n’hésitez pas à aller voir ailleurs et boycotter une compagnie si vous croyez que leurs pratiques sont choquantes. Dans d’autres cas, si vous hésitez entre une compagnie qui s’affiche clairement éco-responsable et une autre qui ne l’est pas, optez pour la première. Chaque petit geste compte !

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Y penser à deux fois avant de payer pour une photo avec un animal sauvage

On s’y est tous déjà fait prendre au moins une fois… On visite un lieu ou on est à la plage et une gentille personne nous aborde pour nous encourager à prendre une photo avec un singe, un perroquet, un serpent, name it. Sur le coup, on se dit que c’est un animal exotique qu’on a pas la chance de côtoyer de si près à la maison alors on se dit “pourquoi pas” ! Mais quand on y pense vraiment, ces animaux-là on été retirés de leur milieu naturel pour une seule raison : faire faire de l’argent. C’est le genre de pratique à éviter à tout prix en voyage.

Un moment émouvant : voir des dauphins en pleine mer (Nouvelle-Zélande)

Un moment émouvant : voir des dauphins en pleine mer (Nouvelle-Zélande)

Bien sélectionner les souvenirs que vous rapportez

Un petit sac en peau de crocodile ? Un bijou en ivoire ? Non, non et re-non. Dans certains pays, quand même bien que le commerce provenant des animaux est illégal, on retrouve des vendeurs qui n’ont aucune honte à vendre des produits de pauvres bêtes ayant souffert pour se retrouver entre vos mains. Il est important de ne pas encourager cette forme de tourisme qui rapporte des millions chaque année. Optez plutôt pour des œuvres d’art inoffensives faites par les locaux comme des toiles, des produits tissés, etc.

Ne pas jeter ses déchets par terre

Gardez-vous toujours un sac, de préférence réutilisable, pour vous éviter de jeter vos déchets par terre, surtout lors d’activités où il vous sera difficile de trouver des poubelles. Ça semble simple comme tout, mais il y a encore trop de gens qui jettent inconsciemment leurs débris ici et là.

Se tourner vers le végétarisme

J’étais sceptique avant de me lancer dans ce nouveau mode de vie, principalement parce que je croyais à tord qu’être végétarien en voyage était vraiment trop compliqué. Erreur ! Je n’ai pas regretté une seconde ce nouveau tournant dans ma vie. En plus de sentir que mon choix est sain et bon pour la planète, je me sens en symbiose avec la nature et les vivants qui m’entourent. J’encourage fortement les gens à arrêter de croire que la viande est une source de protéine indispensable et à au moins essayer d’être végétarien quelques fois par semaine. Pour ceux et celles qui ne sont toujours pas convaincus, voici un article fort intéressant sur le sujet.

Opter pour des produits naturels

Osez troquer le chimique pour le naturel ! Notre collaboratrice Marijo nous en parlait dernièrement dans son article que je vous invite à consulter : Produits naturels, ces produits qui rendent mes voyages plus verts.

Bien choisir sa crème solaire

Saviez-vous que, selon l’ARVAM, c’est en moyenne entre 4000 et 6000 tonnes de crème solaire qui se retrouvent dans l’océan chaque année ? Cette crème que vous pensez inoffensive puisqu’elle vous protège des rayons UV nuit énormément à la flore et la faune présentes où vous pataugez paisiblement. Optez plutôt pour des crèmes certifiées bio et non-toxiques ou encore vêtez-vous lorsque le soleil est à son zénith.

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En terminant, je veux vous rappeler qu’il faut garder en tête que ce doit être le jour de la terre 365 jours par année, pas seulement aujourd’hui, et que les gestes à poser pour aider notre belle planète sont nombreux. Plutôt que de les voir comme des obstacles, il faut les adopter graduellement et ils deviendront tranquillement votre nouvelle réalité. Il faut se souvenir que nous n’arriverons jamais à changer le monde en restant dans nos vieilles habitudes de vie !

Et vous, quels sont vos trucs et conseils pour voyager vert ? Écrivez-les en commentaire !

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