Est-ce nécessaire d’être toujours organisé?

Voici la question que je me suis posée encore et encore dans ma tête lors de mes précédentes préparations de voyage. Je suis une personne plutôt nerveuse dans la vie, ou comme mes proches aiment le dire, un vrai paquet de nerfs. J’ai également tendance à vouloir tout prévoir, mais quand je dis tout, c’est bel et bien tout. Je vais même jusqu’à faire des listes de listes à faire. J’essayais de contrôler des choses complètement hors de mon contrôle. Je sais ce que vous vous dites, que c’est pratiquement malsain, mais je suis comme ça. J’ai toujours été une personne reconnue pour sa grande organisation et son esprit cartésien. Cette partie de ma personnalité se reflétait dans mes précédents voyages, car tout était préalablement réservé. Que ce soit lors de voyages tout inclus à Cuba ou lors de voyage de groupe en Chine. Je crois qu’au fond ces types de voyage me rassuraient, cela me permettait de n’avoir aucun tracas puisque c’est quelqu’un d’autre qui se chargeait d’absolument tout. Mais je crois surtout que j’aimais le fait que, si un pépin devait survenir (ce qui serait une catastrophe), quelqu’un serait là pour s’en charger.

Mais est-ce réellement nécessaire d’être toujours organisé? Récemment, j’ai réalisé (enfin) que je ne peux pas tout contrôler. Le déclic est arrivé lors de mon dernier voyage en sac à dos en Europe avec une amie. Je crois que ma réelle prise de conscience est arrivée lors de notre passage dans la superbe ville de Venise en Italie. Nous avions prévu nos hébergements, nos vols/trains, mais pas vraiment d’activité. C’est sincèrement la meilleure chose à faire. Je crois que cette ville en est devenue mon coup de cœur du voyage entier et c’était la partie la moins préparée. Eh oui, la fille qui fait des listes de listes à faire est finalement sortie de sa zone de confort. C’est en déambulant dans les rues d’une ville qui m’était complètement inconnue que j’ai réalisé qu’on n’a pas besoin de grand-chose pour se sentir bien et comme à la maison.

Suite à mon passage dans cette ville, j’en suis venue à la conclusion que c’est bien mieux de se laisser aller, se laisser porter par les évènements tels qu’ils se présentent à nous. Que nos yeux sont grands ouverts quand nous ne cherchons pas une adresse précise. Pour tous ceux et celles qui sont ou étaient comme moi, n’attendez pas vingt ans avant d’apprendre à lâcher prise petit à petit, le reste arrivera au moment opportun. Parce qu’au fond on ne peut pas tout contrôler et c’est bien comme ça et j’ai enfin compris l’essence première du voyage libre comme l’air.

Article rédigé par Audrey Lamothe.

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