Dix jours à Paris, sans plus, ça équivaut au temps et à l’argent que j’ai pour découvrir ce territoire, « la vraie » ville de Paris, à travers les yeux de ses habitants. Ce qui m’intéresse de voyager, c’est principalement l’autre et, on l’entend souvent, les voyages ne sont rien sans les rencontres. De mon côté, ça passe avant tout par celle du peuple qui m’accueille.

En 10 jours, j’ai croisé une vingtaine de personnes qui m’ont toutes partagé les lieux qu’ils préfèrent et qui forment leur quotidien : café, bar, parc, musée, rue, quartier, jusqu’au parcours de bus! J’ai appris des Parisiens parce que je me suis intéressée à eux et, ainsi, j’ai pu visiter Paris comme une locale.Paris

Je te raconte

J’espère que tu aimes la bouffe, car c’est le paradis des bistrots. La ville me fait penser à un mélange entre San Francisco et Barcelone. D’ailleurs, si tu n’es pas encore allé visiter ces villes, je te les recommande. De façon générale, les Parisiens sont des gens accueillants avec lesquels il est agréable de parler. Je crois que leur réputation d’être expéditifs, par exemple, est plutôt une aptitude très droite, dans le service à la clientèle, à suivre les règles et à ne pouvoir en déroger…

Cela dit, j’ai discuté de tout avec eux, de la mode jusqu’aux relations amoureuses des Parisiennes. Tout a débuté au bistrot Le Valmy (145, quai de Valmy, 10e). Vraiment chouette. On a ri et échangé autour d’une planche de charcuterie et de 11 caïpirinhas. Ludovic et Pierre, tous deux issus de la banlieue parisienne, nous ont partagé leur vision de la vie avant et après la banlieue. Vraiment intéressant, car tout le monde a en tête le film La Haine pour décrire les ghettos de banlieue. Les deux gars ont toutefois adoré leur jeunesse au cœur d’un monde multiethnique où les valeurs premières semblent être la famille et les amis.

Paris

On a jasé des relations amoureuses compliquées des Parisiennes avec Johanna, sur les bancs du bistrot chez Maëlle et Augustin (42, rue de Coquillière). C’était excellent et on a fermé le resto avec le propriétaire. Trop sympathique, Johanna nous a bien fait rire en nous partageant sa vision des hommes et des relations amoureuses!

Crédit photo : Regards

J’ai aussi rencontré un gars d’origine lituanienne à l’une des rares microbrasseries de Paris, nommée Paname (41 bis, Quai de la Loire), juste à côté de l’auberge de jeunesse St‑Christopher’s (159, rue de Crimé). D’ailleurs, Paris est l’une des villes les plus multiculturelles que je connaisse. Tu trouveras chez Paname de super bonnes bières, une ambiance cool et jeune et tu y mangeras bien pour pas cher. Lentement sur les drinks par contre, mon gin concombre m’a couté 14 euros. Outch!

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Ma seule soirée arrosée (j’étais à Paris pour le travail surtout) s’est déroulée au bar le Diamant (55, rue des cinq diamants). C’est le lieu de ralliement des gens de ce quartier plutôt jeune. Midi, le proprio, a transformé un ancien magasin général que son père avait acheté à l’époque en un petit bar trop sympa. Si tu veux rencontrer des gens, boire pour pas trop cher et faire des tournées de shooters, va là. Maëva et Barbara (surnommée Barbie), pour ne nommer qu’elles, ont fait notre soirée. Je t’invite à parcourir le quartier, tu vas y faire plein de belles découvertes restos, dont le Commerce (39, rue des cinq diamants). Restaurant typique parisien qui m’a été présenté par Rachel, Lynda et Mathieu et où j’ai eu droit à un café chantilly en cadeau offert par Christian, le propriétaire.

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Nathalie, femme formidable que je reverrai sûrement, m’a partagé sa joie de vivre. Elle est directrice d’une superbe maison de linges nommée Porthault (5, rue du Boccador). Il s’agit d’une entreprise familiale qui fabrique des linges de maison de luxe depuis 1920 (literie, serviettes de table, nappe, etc.).

Paris

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Par un après-midi pluvieux, j’ai placoté avec Véronique au café Loustic (40, rue Chapon) où le café et le pain aux bananes sont succulents. N’hésite pas à y entrer, même si la porte laisse croire à des rénovations. L’intérieur est tout petit et chaleureux et beaucoup de gens y passent pour bavarder et travailler ; il y a d’ailleurs du WiFi. Véronique a adopté Paris, pour sa carrière dans le milieu de la mode, il y a plusieurs années déjà. On a jasé de tout ce qui brasse à Paris, des événements attentats de 2015, puis du beau et du moins beau. On n’a pas réinventé la roue, mais disons que l’on a trouvé l’avenir préoccupant.

 

Vite comme ça, on dirait que je n’ai fait que manger à Paris, mais je crois que la bouffe est l’élément de base de cette ville et elles est au cœur des discussions/rencontres. Toutefois, si l’envie te prend de cuisiner, passe voir Frédéric à la maison de vin Des mets Des vins (37, rue Coquillière). La qualité et le prix sont au rendez-vous pour de bonnes bouteilles et quelques saucissons.

Je m’arrête ici, sinon l’article ferait 20 pages, mais en somme, j’invite les gens à découvrir les territoires parcourus par le biais de ses habitants, à s’intéresser à eux. Parfois, un seul sourire peut déclencher une discussion. N’oubliez pas, ils sont vos hôtes pour votre séjour!

Bon voyage!

 

Crédit photo : Regards

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