Ceux qui me connaissent bien savent sans doute que j’excelle dans le domaine de « la poule mouillée ». Plutôt angoissée qu’excitée de partir un mois et demi en Asie du Sud-Est, quelques centaines de scénarios d’horreur et de pensées négatives défilaient dans mon esprit durant les jours précédant mon départ. « 30 heures d’avions et d’aéroports, c’est inconcevable ; Je vais manquer d’argent ; Je vais me faire voler ; Je vais attraper un virus et mourir ; Je vais m’ennuyer ; Je ne veux plus y aller ». Tout y est passé. Heureusement, une citation bien connue me donnait une certaine force lorsque je me la répétait silencieusement: « Life begins when you step out of your comfort zone ». Et, je suis partie, tiraillée entre le « Ce sera l’expérience de ma vie » et le « Mais dans quoi est-ce que je me suis embarquée ».

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Trente jours plus tard, installée confortablement devant la mer de Chine au Vietnam, je peux affirmer avec assurance que les défis deviennent trop gros que lorsqu’on en décide ainsi. Un voyage où l’on se lance dans l’inconnu, sans aucun repère et avec une langue étrangère, c’est l’occasion idéale de repousser ses limites. Le sentiment qui nous habite lorsque l’on surmonte ses craintes ou que l’on réussit à apprécier un moment qui à première vue nous paraissait totalement insupportable est tout simplement magique. Je pense que l’expérience est différente pour chacun. De mon côté, ce serait faux de croire que c’est toujours facile, que je n’ai pas peur par moments, mais je suis tellement heureuse de vivre chaque moment. Même les situations embarrassantes que j’ai pu vivre jusqu’à présent ou les moments où j’ai souhaité être à la maison deviennent des histoires cocasses qui font partie de l’aventure et que je ne changerais pas si j’en avais l’occasion.

J’ai vu des paysages magnifiques, bien au-delà de ce que les mots pourraient expliquer ou les images pourraient reproduire. J’ai vu des gens et des cultures différentes, des sourires qui restent gravés dans mes souvenirs. J’ai réalisé des rêves en me retrouvant les deux pieds dans des lieux que j’avais tant espéré visiter. J’ai rencontré des gens merveilleux qui m’ont guidée. On dit souvent des voyageurs qui partent avec leur sac à dos pour un certain temps que ce sont des gens un peu bohèmes, à la recherche d’eux-mêmes.

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Je ne sais pas ce que je suis venue chercher ici, mais j’ai trouvé une Florence beaucoup plus forte et déterminée que celle que j’étais avant. Je vais repartir avec un regard différent sur la vie qui m’entoure et sur ce que je suis capable d’accomplir personnellement. Mais surtout, je repartirai avec un « je ne veux plus y aller » qui s’est transformé en un « je ne veux plus jamais partir d’ici » !

Article rédigé par Florence N.

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